À mi-chemin entre le bourg de Plonévez-Porzay et la plage de sable blanc de Saint-Anne-La-Palud, une ancienne métairie du XVIIIe siècle veille sur 1,2 hectares de campagne finistérienne. Restaurée depuis 2017 dans le respect des pierres du crû et de l’architecture bretonne, elle est devenue un gîte où le luxe ne s’affiche pas, mais se vit.

Une métairie née de la Révolution

Le Domaine de Kerantroad doit son existence à un tournant de l’histoire française. En 1799, à l’issue de la Révolution, la métairie prend son indépendance lors de la vente des biens nationaux. Le Domanier exploitant de l’époque ne parvient pas à racheter ses terres aux enchères, et le domaine change de main sans que la noblesse émigrée ne puisse intervenir.

Cette parcelle de 12 000 m² a conservé la mémoire de ces événements dans ses murs de pierre. En 2016, des Parisiens tombent sous le charme de ce lieu chargé d’histoire, à la fois proche de la ville et de la mer, entouré de nature. Leur projet prend forme l’année suivante : redonner vie à la ferme sans la dénaturer. Le germoir devient le gîte Armor, les espaces agricoles se transforment en pièces de vie baignées de lumière. Le mobilier d’enfance des propriétaires, poncé et restauré pendant quatre mois, trouve sa place dans la salle à manger. Rien n’a été inventé, tout a été préservé. C’est une histoire à connaître avant d’opter pour un gîte à Plonévez-Porzay.

Un haut de gamme qui ne s’affiche pas

Les deux gîtes, Armor et Argoat, offrent chacun 120 m² sur deux niveaux, trois chambres et deux salles de bains. Ils accueillent jusqu’à six personnes dans un confort qui ne doit rien au clinquant. Dans la cuisine, un robot culinaire côtoie les appareils à raclette et à crêpes, tandis que la cafetière filtre voisine avec la machine Nespresso.

Les peignoirs et serviettes pour le jacuzzi sont fournis, le gel douche et le shampooing sont écolabellisés. À l’extérieur, un spa et un sauna sont privatisables deux heures par jour. Une salle commune réunit billard, baby-foot, jeux d’arcade et salle de projection. Les propriétaires vivent sur place et reçoivent leurs hôtes avec une simplicité qui désarme. Ici, le haut de gamme ne se proclame pas, il s’éprouve.